Grèce dans les îles Ioniennes avec un Zar 47 et moteur Honda de 90 CV

Le récit par Philbert pseudo pneuboat : desanex80

Bonjour, un petit retour d’un séjour en Grèce dans les îles Ioniennes avec un Zar 47 et moteur Honda de 90 CV avec une famille de 3 personnes, réalisé début juillet, sur une période de 3 semaines tout compris .
Deux voyages en 1 : Le parcours Toulouse Ancône 1250 km puis une boucle Lefkada Lefkada, selon carte ci dessus.

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Impressions générales :

Mer incroyablement calme : même sur les côtes ouest des îles, du matin jusqu’à 16h 17h avec un petit coup de vent journalier jusqu’à 21h.
Paysages côtiers variés( plus divers que la cote d’azur ) avec les inévitables criques bleues turquoises et leur maquis environnant, mais aussi de nombreuses falaises avec des grottes impressionnante. Également des paysages plus verdoyants avec des forêts de pins en bord de plage.
Sur cette période de début juillet, une concentration touristique peut-être existante dans les hôtels côtiers, je n’ai pas vérifié de près mais de nombreux parasols visibles du large. Puis en dehors des spots touristiques, ou des locations de petits bateaux sont proposées, absolument personne dans les criques situées principalement sur les faces occidentales peu urbanisées des îles, à part les voiliers toujours concentrés évidemment dans les lieux de mouillage répertoriés et nombreux qui disputent maintenant leur place aux unités de milliardaires ….

Pas de petite plaisance type semi-rigide en Grèce … À mon grand étonnement je n’ai pas croisé des hordes d’italien que je m’apprêtais à rencontrer avec leur SR dernier cri : en effet un seul SR sur le ferry à l’aller et pas plus de trois ou quatre SR croisés sur le parcours et seulement en approche des ports …

Attention: à savoir que nous avons évité les côtes urbanisées des îles et l’île la plus connue de Corfou .
Le parcours était donc totalement équilibré et réussi à ce point de vue .
Donc souvent une impression d’être seul au monde, ce qui était le but recherché et un luxe rare de nos jours.
Ce qui me fait dire, que la formule consacrée pour faire les Ioniennes, est le voilier, mais pas le SR …

Difficulté certaine à trouver de l’essence : un seul ravitaillement avec station portuaire sinon ravitaillement réussi grâce à la grande gentillesse des pompistes grecs acceptant de nous donner des jerrican et de nous aider à les transporter, car les petits camions servant à ravitailler les grosses unités livrent principalement du gazole : un seul refus constaté à Parga ( station touristique assez bas de gamme d’ailleurs, contrairement à Paxos )

Car en Grèce on s’arrange toujours et on trouve la solution et c’est l’une des autres grandes raisons pour laquelle il faut y aller ! Que cela fait du bien de ne pas subir constamment la réglementation, l’encadrement les interdits de notre pays : je n’ai aucune idée de savoir si les bivouacs sont interdits mais nous avons bivouaqué partout, fait des feux avec des kayakistes téméraires, accosté partout dans les ports sans aucune remarque sur le fait que nous ne soyons pas au ponton d’accueil où que nous ne voulions pas payer pour quelques heures ou quelques litres d’eau !
Je ne sais pas également si il existe des parcs marins ou autres règlementation ( réserves diverses auxquels on ne comprend plus rien sur le littoral Français ) mais nous n’avons constaté aucun panneau d’interdiction . Bref des terres de liberté existent encore !!

Plus précisément et en détail :

Évidemment le Grèce se mérite … Particulièrement en partant de Toulouse … Avec mon vieux tracteur, plus adapté au désert et sa remorque… avec des roues de 13 pouces. Le tronçon Ventimiglia Gènes avec les camions et les Audi à 180, est toujours aussi scabreux .. et moi à 95 kms heure qui double quand même mêmes quelques camions.
Au total … ça fait des heures … Le turbo .. n à pas aimé la montée avant la frontière Italienne … Puis l’alternateur a commencé à faire du bruit .. mais bon un Toy ne s’arrête pas comme cela … On continue … À partir de la Lombardie Il y a même des aires de stationnement ( hors station essence ) .Grand progrès des autoroutes italiennes … On s’y jette pour dormir, ce qui nous évite de ronfler avec les routiers polonais ( je n’ai rien contre … Mais c’est un va et viens incessant )

Enfin Ancône ce profile après 2 jours de route, l’arrivée à l’embarquement du port semblait évident sous Google Earth … Cela était sans compter sur le sens de l’organisation à italienne que pourtant je connais, ayant assidûment fréquenté le port de Gênes. En effet : une zone de check-in à quelques kilomètres du port est obligatoire .Je la rate et commence un gymkhana dans les ruelles d Anconne avec ma remorque … C’est ma seconde fois en Italie que je joue à ce jeu et chaque fois je suis perdant. Cette fois-ci, c’est l’attache du garde-boue qui ne résiste pas au nid de poule de cette citée . Comme à Gêne, les Italiens ont un sens de l’affichage qui force à faire des « ronds dans l ‘eau » …malheureusement hors de l’eau .

Je finis, par le plus grand des hasards, par enfin trouver cette zone de check-in qui évidemment aucun GPS ne connait .
Comme à Gênes ,pour embarquer pour la Tunisie : 2 heures d’attente sont nécessaires pour se faire confirmer sa cabine .. cela me permet de tourner et retourner autour de mon bateau pour découvrir que la bâche fasaillant sur 1200 kms a endommagé le revêtement d’un boudin, la trame n’est pas trop atteinte : je la solidifie avec de la super glue. Une sangle permet aussi de refixer le garde-boue de la remorque qui évidemment et heureusement s’est percé en frottant sur le pneu et pas le contraire …
Les 5 h de retard annoncés par la compagnie, ce qui apparemment est dans la moyenne, me permettent de prendre tout mon temps pour effectuer ces petites réparations .

Le temps ne comptant plus, nous sommes presque surpris quand ma femme d’une oreille attentive, et qui est pourtant bilingue anglais semble comprendre que le grésillement anglophone du haut-parleur à l’agonie, annonce l’heure de rallier enfin le port .

Branle-bas de combat, cette fois-ci avec mes congénères camping-caristes, nous partons en convoi avec « un habitué » en tête de fil, ce qui nous permet enfin d’atteindre ce port et le centre-ville, intéressant au demeurant, puis de déguster une bonne glace après avoir cuit 3 h sur le parking susvisé.
La vie sur le port s’organise, les camping-caristes sortent les chaises longues, nous l’apéro, nous discutons voyage car le bateau évidemment n’est toujours pas en vu .
Un ferry grec, enfin arrivé au port, ne veut pas dire embarquement immédiat ! En effet auparavant, il faut vous faire sortir tous les camions en marche arrière s’il vous plaît et sur deux étages … Un examen attentif de cette noria me permet de vous dire que les camions d’Europe de l’Est sont les plus beaux !
L’ordre d’embarquement est également un savant mélange de savoir-faire italien et grec, en effet cette ligne dessert deux destinations en Grèce, et en fonction de votre gabarit et de votre port de débarquement, une place bien précise vous est attribuée mais laquelle ? A priori le personnel de soute n’est pas complètement d’accord sur la stratégie à adopter pour y arriver !
Je me retrouve au second étage de la soute… après un demi-tour et marche arrière entre deux deux camping car,
… frein à main et vitesse enclenchée .. on est enfin à bord. !

Traversée sans histoire, l’heure tardive d’arrivée nous permet de faire la grasse matinée, puis de manger presque à l’œil : la compagnie offrant généreusement un repas complet à 6 € pour s’excuser du retard.

Le débarquement est lui plus rapide : ça y est nous sommes en Grèce .. En un quart d’heure plus personne sur le port d’ Igmoumenista, la nationale pour rallier Lefkada est également déserte … Les effets de la crise. ?
Objectif : trouver un bivouac avant de trouver le fameux Spiros : notre excellent contact communiqué par Metlem, pour le gardiennage de mon attelage.
La journée est un bien avancée avec le retard du ferry nous décidons de bivouac pour la nuit qui se pointe, autant cela est facile
avec mon Toyota HDJ, autant, je fais moins le malin avec la remorque … donc je desattelle et je part en reconnaissance pour trouver un endroit accessible à une remorque n’appréciant pas du tout le 4×4 !!

L’exercice est beaucoup moins évident que en solo, mais on finit par trouver un petit coin de paradis sous des pins. ! Un camping-car viens nous rejoindre, décidément ce sont mes nouveaux amis !!

Objectif de la journée, préparer le bateau pour la mise à l’eau et réaliser les premiers tours d hélice sur la mer,mais également rencontrer le fameux Spiros, nous partons également à la recherche d’un électricien auto qui accepte d’ouvrir un alternateur de Toyota . Trouver des pièces Denso ( le Valeo Japonais ) ne semble pas les enchanter .. nous convenons que si nécessaire, avec mes sites préférés, je commande mes pièces au Japon ou aux Émirats arabes unis avec envoi DHL, pour réparation pendant ma période de navigation .

Bon, laissons tous ces soucis de terriens derrière nous et commençons notre navigation, ça y est nous sommes sur la mer Ionienne !!!
Belle récompense après ce long, trop trop, long trajet …
Première impression : personne , le calme absolu, cette sensation ne nous abandonnera pas tout le long de notre périple … C’est réellement trop facile.. avec une sensation de naviguer sur un lac avec des paysages incroyables qui défilent devant nos yeux .. revers de la médaille, l’équipage ne fait aucun progrès pour s’ amariner, ce qui permettrait dans le futur d’élever le niveau de difficulté … pour une future Bretagne par exemple …

Petit mutinerie au sein de l’équipage : personnellement je préfère bivouaquer sur mon bateau et vu le nombre de plages tranquilles, je suis obligé d’abdiquer : le second et le mousse veulent bivouaquer sur les plages .. et moi qui ai acheté un Zar pour pouvoir dormir dessus avec un taud de camping …

Les journées vont être rythmées par les baignades, des haltes dans les ports pour se ravitailler et prendre des apéro, le farniente et des périodes de navigation assez courtes ne dépassant pas 3h par jour.
Petits moments d’aventure, les traversées entre les îles qui représentent environ 25 km : je dois avouer que je regarde la pissette de mon moteur plus que à l’accoutumé …

LES PHOTOS : sites.google.com/site/zarformenti47/sorties/grece-juillet-2017

Quelques chiffres :

Conso bateau : un total : 664 euros soit 420 litres à 1,6 euros sur 13 jours, soit 32 litres jours, soit 50 euros jours

Le 4×4, je ne vous en parle pas ….sinon, Nicolas ( le Ministre ) va venir le confisquer …

Péages autoroutes : 370 euros ( Italie en classe 4, ce qui ne signifie pas 4 étoiles … comme pour les hôtels )

Ferry : 870 euros avec cabines, sans les repas allers à 6 euros !

Bon compter 2500 euros en faisant gaffe et « full bivouacs » !!! ( mais faut tout dire : on c’est fait deux nuits d’hôtel à Paxos … avec animation dansante le soir mélangeant le Sirtakis et Lambada … 

:sick:

 mais dans un vrai 3 étoiles )

Merci à Metlem et tous les « autres », ainsi que à ce Forum qui m’a donné envie et permis de réaliser ce voyage.

Un autre Pneuponaute croisé au retour sur le port en Zar 53 … est il là ?

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